Peinture engagée et romantique, les fresques prennent pour sujets récurrents l'histoire mexicaine (civilisations préhispaniques, évangélisation et indépendance, surtout) et le monde contemporain (guerres, communisme).
PALACIO DE GOBIERNO, GUADALAJARA
Les fresques de cet édifice public sont de José Clemente Orozco.
La voûte de l'escalier principal est ornée de la fresque dite "Hidalgo Incendiero", datant de 1937. Cette fresque représente Miguel Hidalgo, LE héros de l'accession à l'indépendance. C'est lui qui, le 16 septembre 1810, a appelé à l'insurrection avec son fameux cri "Vive la Vierge de Guadalupe, que meurent les Gachupines". Depuis ce même cri (enfin, la première partie) est lancé tous les ans par le président de la République, du balcon du Palais national de Mexico. Mais le père Hidalgo n'a pu voir le fruit de son courage car il fut fusillé avant l'indépendance du pays, qui n'arriva qu'en 1821 avec le Traité de Cordoba.
Nous avons retrouvé ce bonpère Hidalgo tout au long de notre périple, reconnaissable à sa lumineuse (quoique parcimonieuse) chevelure blanche !
"El circo politico" est celui des totalitarismes contemporains de l'auteur. On y aperçoit entre autres Hitler et Staline.
"Las fuerzas tenebrosas" illustrent la soumission des populations au clergé et à l'armée.
CAPILLA MAYOR, INSTITUTO CABANAS, GUADALAJARA
C'est aussi Orozco qui a officié ici, à la fin des années 1930, illustrant la conquête espagnole, l'esclavage et les conflits culturels.
La pièce maîtresse est "El hombre de fuego", qui bien que peinte sur la surface concave de la coupole de la chapelle apparaît parfaitement droite.
Les vicissitudes et terreurs de la conquête
Un soldat qui ressemble fort à un robot...
Voguons vers d'autres horizons...
PALACIO NACIONAL, MEXICO
On trouve à l'intérieur des fresques de Diego Rivera.
La cage du grand escalier offre une véritable chronologie de l'histoire du Mexique. Morceaux choisis.
La vie "pré-hispanique"
Le mythe fondateur de Tenochtitlan (l'aigle dévorant un serpent sur un cactus)
D'autres fresques tout le long du corridor du 1er étage, avec notamment un vibrant hommage aux civilisations indiennes.
Bon, et juste parce qu'il a l'air si triste, un petit âne...
PALACIO DE GOBIERNO, MORELIA
Pour finir, nos fresques préférées, que l'on doit à Alfredo Zalce. Elles suivent elles aussi le principe classique de l'histoire du pays mais leur finesse nous a plus particulièrement séduits.
Un bâtisseur indien
Aïe, attention, conquistadors équipés
Evangélisation et robes de bure
La douce vie mexicaine
Travail des champs
Récolte des fleurs
Un pas de danse
Un beau paysage
Détails
NB : Les Palacios de Gobierno portent un nom un peu trompeur. Il s'agit en fait grosso modo des mairies !
C'est, jusque ici, ce qui m'emballe le moins. Trop art naïf pour moi :)
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