vendredi 9 mars 2012

MEXIQUE 2 - CARNAVAL

Certes, nous sommes partis un peu hors saison, mais nous avons eu la chance de tomber sur la période du carnaval, vers la troisième semaine de février. En France, je trouve que le carnaval est un peu "forcé" par les écoles et centres de loisirs. Au Mexique, tout au contraire, la fête semble plus naturelle et faire réellement partie de la vie des gens. Est-ce là la différence entre le folklore et la culture?

Le fait est que le 18 février, à Oaxaca, un petit carnaval nous est tombé dessus par hasard. Pas de déguisements individuels mais une procession très organisée, parée des vêtements traditionnels des grandes occasions spécifiques à cette région. Un orchestre accompagnait leur lente progression puis la démonstration de danses.


Impossible de ne pas remarquer que toutes les participantes portaient un petit panier ou une petite bassine en plastique remplis de friandises et autres gourmandises salées (tortillas, boules pimentées...), à lancer à la foule des spectateurs. Piqués dans leurs bassines, de petits drapeaux de papier de soie découpé, comme une réduction des fameuses "cadenas decorativas" (ces guirlandes de papier coloré et ajouré de différents motifs, à accumuler au plafond ou dans la rue, et dont j'ai eu tant de mal à trouver le nom - c'est cadeau pour vous).







Lors de la procession, plusieurs "bandes" se succèdent, chacune avec une couleur dominante, et surtout avec un saint ou une sainte spécifique. Le saint est porté aux nues par l'intermédiaire d'une sorte d'étendard soutenu par un membre de la fête, et relié aux autres participants par de longs rubans.




Puis le groupe s'immobilise et commencent alors plusieurs petites danses traditionnelles, dont ma préférée (déjà aperçue à Guadalajara) consiste en une supplique de pantomime d'un amoureux transi envers une belle effarouchée... Et je me mets à genoux, et je tire sur le bas de ta robe, et je joins les mains, et je grimace...







à Guadalajara



Le lendemain, nouvelle procession, d'enfants cette fois-ci, mais le principe est à peu près le même. Ils portent aussi des "marmotas" (grosses lanternes rondes), des "monos" (des figures de papier mâché) et des paniers d'arrangements floraux.






Voici ce qu'on en dit sur oaxacainfo...
"The major festivals are impressive productions, but catching a smaller one can be equally satisfying. Almost impossible to know about ahead of time, you find out about them when a brass band comes within earshot[...]. The little parades end up at the churches, and you might even get to attend the feast in the churchyard. That people persist in these sincere devotions is very touching; the cheery music, their innocence and faith are at once brave and sad."
Le texte en fait un peu trop mais il est vrai que l'expression de leur foi est surprenante.



PS: on n'oublie pas de cliquer sur les photos pour ouvrir un diaporama et obtenir les images en plus grand

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire