Afin de ne pas effectuer de redites par rapport aux billets précédents, peu de photos générales de la ville (que l'on voit notamment dans le billet "Couleurs"), mais en voici quelques-unes pour resituer le contexte.
Notre quartier préféré : celui de l'ex-couvent Santo Domingo. C'est là que se concentre une bonne partie de la vie culturelle de Oaxaca.
De nuit, l'église Santo Domingo qui jouxte l'ex-couvent et son étrange armée de (zombies?) personnages de terre.
Les mêmes de jour :
La vaste place devant l'église et l'ex-couvent (où je vous montrais hier les agaves).
La dolce vita...
Il faut absolument s'attarder au Centro cultural Santo Domingo, sis dans l'ex-couvent. Pour la beauté de son architecture dominicaine d'une part, pour ses riches collections d'autre part.
Le centre du cloître (avec galeries à arcades sur deux niveaux) et sa fontaine en pierre verte de Oaxaca (ça n'est pas évident, mais ça en est bien !).
La galerie du cloître a gardé quelques peintures (très bien restaurées)
Détail d'une peinture
Détail du décor : un cœur, souvent représenté pour évoquer le Christ au Mexique
Un petit chien pour la route...
Les coupoles rouges, près du jardin botanique du même site
Il faut beaucoup de temps pour parcourir les innombrables salles qui contiennent les hétéroclites collections du musée. Mais déambuler un jour de petite affluence, dans les longs couloirs à peine illuminés d'une lumière de fin de journée et bordés des anciennes cellules des moines (qui abritent donc maintenant les collections) est un privilège.
Ce sont 14 salles en enfilade qu'il faut prendre le temps de parcourir, illustrant l'histoire de la région depuis les cultures précolombiennes jusqu'au Mexique moderne. Outre le trésor de la tombe 7 de Monte Alban (voir plus bas), on y trouve les armes des conquistadors, les signes de l'ascendant spirituel des Dominicains, une salle consacrée à Benito Juarez
Parmi les innombrables objets exposés, j'ai choisi de montrer ce qui nous avait amusés... Hasard? Destin? C'est presque à chaque fois le médium céramique qui remplit cet office. Deux salles sont en effet réservées à la céramique zapotèque.
Un grand gobelet qui imite la colonne vertébrale. Santé !
Les pieds globulaires typiques de ce type de céramique
Belles céramiques ornées. A noter, à droite, les pieds en forme de têtes d'aigles
D'autres gobelets imitant les extrémités griffues de quelques animaux
Mon préféré, le gobelet-pied :
Non, vraiment, "ya pas à dire" :
Une exposition temporaire était aussi à disposition de la curiosité du visiteur. Consacré à la photographe mexicaine Flor Garduño, l'accrochage était organisé selon la trilogie "Bestiarium", "Mujeres Fantasticas" et "Silent Nature". J'ai beaucoup aimé me laisser surprendre par cette exposition inattendue, formellement dépouillée et empreinte d'une aura mystérieuse, à la poursuite des secrets de Mère Nature...
Columna fuerza

Le magnifique Sixto

Pour clôre ce chapitre consacré aux collections du Centro cultural Santo Domingo, Sainte Lucie vous salue, son œil sur un plateau !
Oaxaca est aussi le point de départ des visites au site archéologique de Monte Albán.
Monte Albán se trouve à la jonction de trois vallées, à quelques 400 mètres au-dessus de Oaxaca, soit à 2000 mètres d'altitude. C'est justement cette situation, peu stratégique en apparence (loin de l'eau et des terres cultivées), qui a fait tout le sel du site pour les bâtisseurs. Il n'a sans doute pas été simple de fonder cette cité si haut par rapport aux vallées, mais une fois la tâche accomplie, quelle affirmation de pouvoir !
Et en effet, in situ, on se sent très près du ciel, les nuages au bout des doigts.
Le travail de titan qui a été nécessaire pour bâtir Monte Albán a été d'autant plus colossal que ses fondateurs (dont on ne sait pas avec certitude qui ils étaient) ont cherché à modeler le relief (aplanissement, remblaiements, remaniements,etc.) jusqu'à ce que leur œuvre se confonde avec celle de la nature.
Le site est d'une grande austérité.
Les groupes scolaires animent de leurs courses et de leurs uniformes verts la rigueur de l'ensemble.
Enfin, c'est aussi de Oaxaca que nous sommes partis à Hierve el Agua (qui signifie "l'eau bout"). On y trouve des bassins d'eau riche en sodium dans lesquels le visiteur qui a affronté le lent trajet vertigineux a tout loisir de se baigner.
Voici le très beau paysage d'une vallée près de Oaxaca, sur le trajet de Hierve.
Une fois sur place, un panneau rudimentaire indique l'emplacement des bassins.
Le bassin à flanc de montagne
La vue sur les reliefs d'en face, aux contours adoucis de végétation
Un baigneur...
A Hierve el Agua, on trouve aussi deux belles cascades pétrifiées, qui se déversent dans le vide pour l'éternité (ou presque).
OMG les gobelets imitant les extrémités griffues d'animaux : WANT IT !!! (loin de moi l'idée de voler un trésor culturel, on est d'accord, une reproduction m'irait).
RépondreSupprimerje saiiiiiis... Je t'en ferai quand je me mettrai à la poterie. One day...
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