La Vierge est la figure la plus récurrente, dans les églises (nous l'avions déjà évoqué) comme partout ailleurs.
Ici en pochoir écarlate, à San Cristobal de las Casas
Dans le creux d'un arbre à Mexico (quartier San Angel)
Sur cette jolie étoile cabossée
Ou encore peinte à l'entrée d'une maison
Jésus est parfois présent...
En pochoir lui aussi
Ou bien imitant le Christ Rédempteur de Rio à Taxco
Outre ces personnages, on trouve aussi d'autres symboles disséminés un peu partout :
Le billet de 200 pesos, dont la figure principale est Juana Inés de Asbaje. Cette femme était religieuse (Sœur Juana Inés de la Cruz) mais aussi une grande poétesse de la Nouvelle-Espagne.
A Taxco (encore !), se pratique la pénitence. Durant la Semaine sainte, des processions d'hommes et de femmes parcourent la ville. Nous n'avons bien sûr pas pu y assister mais un habitant nous a conseillé d'aller voir derrière l'église Santa Prisca : s'y trouve un groupe de statues illustrant les différents types de pénitents.
Certains portent de lourdes croix et s'arrêtent de temps en temps pour s'auto-flageller avec une cordelette cloutée (la disciplina).
Détail de la "disciplina" sur une sculpture de bois, dans une boutique
D'autres portent sur leurs épaules un fagots de ronces, leurs bras étant attachés à l'épineuse charge.
Certaines femmes, les pieds entravés, avancent courbées en deux.
Un témoignage sur ces processions, ici, est intéressant à parcourir.
Enfin, après plusieurs billets consacrés à l'omniprésence de la religion catholique au Mexique telle que nous avons pu la ressentir, il ne faut pas négliger l'importance des autres obédiences.
Ainsi un intéressant article du journal Le Monde (par Frédéric Saliba), en date du 22 mars 2012, et intitulé "Les Indiens du Chiapas tournent le dos au catholicisme", révèle qu'au Chiapas le protestantisme et l'islam progressent. Les musulmans restent peu nombreux mais il y a 27,35% de protestants.
Le phénomène n'est pas nouveau s'agissant du protestantisme et dans les années 1990 les nombreuses conversions avaient conduit à de violents affrontements. Mais, pour l’anthropologue Sandra Canas interrogée par le journaliste, ces tensions étaient moins liées à l'idéologie qu'au problème que représente la rupture des Indiens avec "le système autoritaire et corrompu des caciques locaux".
Vous l'auriez pas gardé par hasard le billet de 200 Pesos ?
RépondreSupprimereh non ! on a tout curé !
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